Johnny Les Années Saint-Tropez

Tant de points communs, qu’il est écrit qu’ils se trouveront.

C’est dans les années 60 que Johnny Hallyday tombe amoureux de Saint-Tropez.

Il y passe de merveilleux moments festifs avec ses fidèles amis, Eddie Barclay, Jo de Salernes, Eddy Mitchell et bien d’autres.

Le rockeur décide ainsi d’avoir sa résidence sur la presqu’île : La Lorada.

Johnny Hallyday le roi des « Rockeurs » et Daniel Angeli « le Roi des Paparazzi », un rapprochement évident, fondé sur des connexions aussi nombreuses qu’entre un être et son reflet. Le premier fait des images, le second en est une.

Entre eux les similitudes ne manquent pas.

Chacun dans leur domaine, chacun dans leur art, ils se construisent.

Ils avancent à l’instinct, avec la force de ceux qui ont une vocation et qui sont sûrs de parvenir à destination.

Son photographe Daniel Angeli vous présente des images inédites de son ami Johnny Hallyday à Saint-Tropez.

« Et ils créèrent Saint-Tropez »

ETERNITY EDITIONS

ET ILS CRÉÈRENT SAINT TROPEZ

 Laissez nous vous dire quelques mots sur notre père Daniel Angeli.

Notre père, c’est le « Roi des Paparazzi »

Il a souhaité de nous transmettre sa banque d’images qui représente plus de 55 ans de carrière, des milliers de clichés.

Notre mission est de faire perdurer son œuvre avec notre regard novateur à travers des expositions, des ouvrages et la participation à des causes humanitaires qui nous sont particulièrement chères.

Nos archives regorgent de pépites inédites, de clichés incontournables, pris dans l’instantanéité d’une époque.

Saint-Tropez est particulièrement emblématique pour nous, en effet notre père a fréquenté le village pendant de nombreuses saisons, deux de nous quatre y sont d’ailleurs nées.

La terre entière a défilé sur la presqu’île, les chanteurs, les acteurs, les sportifs, les hommes politiques, les familles royales de toutes nationalités. Aucun ne lui a échappé.

Des images célèbres comme celles de Brigitte Bardot, de Mick Jagger ou de Jack Nicholson, des images figées dans le temps qui nous procurent à tous un goût de nostalgie de ces années passées mais jamais oubliées.

Ce livre rassemble tous ces souvenirs en rendant hommage à ce petit village connu du monde entier.

Cet ouvrage a aussi pour but de collecter des fonds au profit d’une œuvre humanitaire.

Nous avons donc décidé de reverser des fonds au Mécénat Chirurgie Cardiaque Enfant du Monde.

Mécénat Chirurgie Cardiaque Enfants du Monde permet à des enfants souffrant de malformations cardiaques de venir en France et d’être opérés lorsqu’ils ne peuvent être soignés dans leur pays d’origine par manque de moyens financiers et techniques.



Chaque mois, Mécénat Chirurgie Cardiaque accueille des enfants dans 9 villes de France. A cette mission principale s’ajoute la formation des médecins référents dans les pays d’origine et le parrainage scolaire. 

Dans le monde, près de 1 enfant sur 100 naît avec une malformation du cœur. D’autres enfants contractent des maladies cardiaques à la suite d’infections. Qu’elles soient d’origine infectieuse ou congénitale, ces maladies sont très invalidantes et souvent mortelles. 

La chirurgie cardiaque est bien souvent le seul moyen de sauver les enfants qui en sont atteints. Mais ces opérations font appel à des techniques médicales de pointe, souvent extrêmement coûteuses.

Dans de nombreux pays, il est impossible de réaliser ces opérations par manque de matériel, de compétences ou de ressources financières. C’est pour les enfants de ces pays, qui ne peuvent bénéficier de l’opération qui leur sauverait la vie, que l’Association se bat au quotidien, leur permettant d’être accueillis et opérés en France. L’Association a été créée par le Professeur Francine Leca et Patrice Roynette en 1996.

Nous sommes ravis de vous faire partager ces clichés et surtout de pouvoir grâce à cet ouvrage, contribuer à sauver des enfants.

Caroline, Charlotte, César et Léo

Agnelli / Angeli « Une seule lettre les sépare »

 

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ARCHIVES – GIOVANNI AGNELLI PLONGE NU DE SON BATEAU AU LARGE DE SAINT-TROPEZ EN 1977

La Photo qui a valu à Daniel Angeli le titre de « Roi des Paparazzi »

« Le soir, j’envoie mes films et le lendemain l’agence m’appelle. Au développement, ils ont découvert quelques gestes compromettants entre Agnelli, une des invités et son sécrétaire.. Je suis le premier surpris et un peu gêné. Est-ce que cette fois, ça ne va pas trop loin? Les photos partent quand même pour l’Italie et deux jours plus tard mon correspondant m’appelle: « Agnelli veut te voir, il va te recevoir à Turin dans sa maison de Villa Perosa. » Je n’en mène pas large, mais j’accepte.

Je prends l’avion pour Milan puis une escorte, avec de vrais policiers, nous guide jusqu’à Turin. En arrivant à proximité de Villa Perosa je m’aperçois qu’il y a, sur la route, un carabinier tous les cent mètres! Agnelli est mieux protégé que le Président de la République! Nous sommes acceuillis par Madame, charmante, qui nous indique que son mari nous attend dans son bureau.

Il est là, magnifique avec son regard bleu, sa crinière blanche. D’emblée, il attaque sur le même ton que lors de notre dernière rencontre: « Vous savez qu’une seule lettre sépare nos deux noms? »

Puis il se tourne vers son secrétaire, celui des photos compromettantes: « Vous connaissez Monsieur Angeli, le plus célèbre des Paparazzi? » Puis il ouvre une bouteille de vin. Après tout est allé très vite: « Cela fait des années que je rachète vos photos pour les enfermer dans un coffre, celles-là (les tirages sont posés sur son bureau en un tas bien ordonné) je ne vais pas les racheter et je vais vous demander de me donner les négatifs. En échange, je vous offre ce que personne n’a obtenu de moi, un reportage ici, avec ma femme et mes enfants. » Pendant qu’il parle, j’observe, soigneusement encadrée et trônant sur son bureau, la photo de lui en train de plonger nu, et je me dis que j’ai à faire à un homme inouï. J’ai donc réalisé ce reportage exclusif d’un seigneur des temps modernes au milieu des siens et gagné à jamais sa confiance.

Quelques mois plus tard, alors que je suis en pleine saison de sports d’hiver, il m’appelle pour me proposer de venir à Saint-Moritz le lendemain et de l’accompagner pour une balade à ski avec sa famille! J’hallucine..

Mais ce n’est peut-être que lui qui parle car il ajoute: « Vous verrez, j’ai repeint mon hélicoptère comme mon bateau. »

Le lendemain après avoir crapahuté, franchi un col assez haut avec mon Range Rover, je suis à l’heure au rendez-vous. Je repère Agnelli sur le tarmac de l’héliport, gare ma voiture, crottée, pleine de neige et de boue, dis bonjour et j’entends alors « l’Avvocato », très sérieux: « Monsieur Angeli, où est donc votre avion? » Puis en direction de sa famille « Vous savez, il a même des sous-marins! »

Ce n’est rien de dire que cet homme m’a fait rêver, frémir, rire et tout à la fois. Il m’a surpris souvent, m’a ému toujours.

Il ne donnait pas de leçon, mais à bien des égards son comportement d’être humain donnait bien une leçon. »

Extrait du livre « Vies Privées » par Bernard Pascuito aux éditions Gründ