Inauguration de l’Exposition de Daniel Angeli à l’Abbaye de Villers-la-Ville

Nous avons l’immense plaisir de vous partager quelques images de l’exposition à L’Abbaye de Villers-la Ville qui a été inaugurée ce week-end.
C’est avec beaucoup d’émotion que nous souhaitons remercier toute l’équipe de l’Abbaye de Villers-la-Ville, ils ont tous été formidables, l’exposition est magnifique!
Nous tenions aussi à remercier l’association Voyage au pays de Johnny qui nous ont fais la joie de venir pour l’inauguration, ce qui nous a énormément touché!
Merci à tous les visiteurs que nous avons eu le plaisir de rencontrer lors de ce week-end!
Merci à tous!
La famille Angeli

Les mots du Directeur

Mesdames et Messieurs,

Qu’est-ce qui fait un bon photographe ? Ce n’est pas la qualité de son matériel, de la mise au point, du cadrage ou du tirage. C’est d’ailleurs la moindre des choses que l’on est en droit d’attendre d’un professionnel….

Ce n’est pas non plus la notoriété plus ou moins grande de la personnalité immortalisée sur la pellicule. Non. Ce qui fait la différence, c’est l’étincelle d’humanité que le photographe capte en une fraction de seconde dans le regard, l’expression du visage ou la gestuelle du modèle. Un clic pour saisir un fragment de temps et de vie qui ne reviendra pas.

Daniel Angeli, qui nous honore de sa présence, est un artiste de l’image. Il a fait sienne la phrase du célèbre photojournaliste Henri Cartier- Bresson : « Le temps court et s’écoule et notre mort seule arrive à le rattraper. La photographie est un couperet qui dans l’éternité saisit l’instant qui l’a éblouie ».

Le 5 décembre 2017, le temps s’est arrêté pour Johnny Hallyday, mais son étoile brille toujours et pour longtemps sans doute. Notamment grâce au travail de Daniel Angeli. Pendant plus de 15 ans, cet adepte du nombre d’or, à l’exemple des bâtisseurs de l’Abbaye de Villers, a su prendre la juste mesure de l’immense artiste que fut Johnny.

Une part importante de la quarantaine de photos grand format exposée sur le site de l’Abbaye nous montre Johnny sur scène. Son jardin, sa raison d’être, son oxygène.

On le découvre aussi chez lui à Marnes-La-Coquette (en banlieue parisienne), à Los Angeles et à St Barthelemy, cette île paradisiaque où il repose aujourd’hui.

A bien y regarder, les images de son ami Daniel Angeli valent mieux que 1000 mots.

Avant de se consacrer presqu’exclusivement à son « rock model » préféré, Daniel Angeli avait déjà des kilomètres de pellicule au compteur. Les proies, consentantes ou pas, de ce chasseur d’images intronisé « Roi des paparazzi » s’appellent John Lennon, Serge Gainsbourg, Salvador Dali, Caroline de Monaco, Charlie Chaplin, Mick Jagger, Romy Schneider mais aussi le roi Baudouin ou Simone Weil. Des artistes et personnages de premier plan dont le nom et l’œuvre ont traversé plusieurs générations. Cela méritait bien une rétrospective, ici-même dans la cave romane.

Johnny Hallyday et toutes ces personnalités pour beaucoup disparues et magnifiées par le talent de Daniel Angeli font désormais partie de notre mémoire collective et de notre patrimoine culturel.  Et si tout en ce monde est éphémère – les vestiges de l’abbaye sont là pour nous le rappeler – la générosité des photographes est de leur offrir encore un peu de lumière et un peu d’éternité.

Merci à la Fondation Angeli et en particulier à Daniel Angeli de nous avoir apporté cette lumière.

Merci à Jean-Claude Gerlache et à Thomas Haddad qui ont coordonné l’exposition, à Alain Delvigne, à ses stagiaires et à l’équipe technique pour la logistique.

Au nom du Conseil d’administration et de l’équipe de l’Abbaye, je vous souhaite à présent une belle découverte. Je vous remercie.

Johnny Hallyday 1943-2017

Le 6 décembre dernier Johnny Hallyday s’est arrêté là..

Daniel Angeli a eu la chance et le privilège de le suivre pendant 17 ans.

00142480_000146

 

C’est à travers ses images, que Daniel souhaite rendre hommage à la Star du rock’n’roll mais aussi son Ami.

 

JOHNNY HALLYDAY EN CONCERT AU STADE SAINT-SYMPHORIEN DE METZ, PO

« Comment le monde va continuer d’exister sans lui.. »

réagit Daniel Angeli à l’annonce de son décès.

EXCLUSIF - PAUL BELMONDO EST VENU, D'ANTIGUA, RENDRE VISITE A SO

Johnny Hallyday repose en paix désormais sur l’île de Saint-Barth, son petit coin de paradis..

 

 

Zoom sur Julien Sarkissian, un photographe autoditacte de talent

1072152_10151748359202958_1656877607_o

Autoditacte dans le monde la photographie, Julien Sarkissian démarre sa carrière en 2007 sur la presqu’île de Saint-Tropez.

Il réalise alors que la photographie s’offre à lui comme un moyen d’exprimer sa vision du monde.
Basé à Marseille, il est souvent sollicité sur la côte d’azur mais aussi à Paris, Genève, Londres et Ibiza..

Il se spécialise dans la photographie de mariage.

En 10 ans de carrière, Julien a abordé plusieurs secteurs de la photo, notamment la photo de presse mais aussi l’immobilier et la mode.

En 2012, il fait une rencontre clé, celle du célèbre « Roi des Paparazzi », Daniel Angeli avec qui il va se nouer d’un lien fort, il sera pour lui un véritable maître d’apprentissage.

11896490_10153647447952958_1514228580498934329_o

Daniel Angeli lui ouvrira les portes de la presse people, où il aura la chance de photographier des personnages tels que Mylène Demongeot, Clothilde Courau, Mathilde Seigner, Frédérique Bel, Joey Star..

Douceur, force, mélancolie, éclats de rire, doutes et indicibles humeurs, autant d’éphémères lueurs capturées par l’objectif de Sarkiss!

Un certain talent de portraitiste, à la prise de vues, il se fait médium des espaces photographiés en captant une empreinte émotionnelle et énergétique.

Il sait aussi capter l’innocence et la magie des enfants dans la plus grande des spontanéité.

 

Nous vous invitons à visiter son website en cliquant sur le lien ci-dessous:

http://juliensarkissian.com/

Vous pouvez découvrir aussi son Instagram, voici le lien:

https://www.instagram.com/juliensarkissian/?hl=fr

Et pour finir sa page Facebook, voici le lien:

https://www.facebook.com/search/top/?q=julien%20sarkissian%20photography

 

Contact: Julien Sarkissian

E-mail: juliensarkissian@gmail.com

 

 

 

 

Agnelli / Angeli « Une seule lettre les sépare »

 

00104457_000002
ARCHIVES – GIOVANNI AGNELLI PLONGE NU DE SON BATEAU AU LARGE DE SAINT-TROPEZ EN 1977

La Photo qui a valu à Daniel Angeli le titre de « Roi des Paparazzi »

« Le soir, j’envoie mes films et le lendemain l’agence m’appelle. Au développement, ils ont découvert quelques gestes compromettants entre Agnelli, une des invités et son sécrétaire.. Je suis le premier surpris et un peu gêné. Est-ce que cette fois, ça ne va pas trop loin? Les photos partent quand même pour l’Italie et deux jours plus tard mon correspondant m’appelle: « Agnelli veut te voir, il va te recevoir à Turin dans sa maison de Villa Perosa. » Je n’en mène pas large, mais j’accepte.

Je prends l’avion pour Milan puis une escorte, avec de vrais policiers, nous guide jusqu’à Turin. En arrivant à proximité de Villa Perosa je m’aperçois qu’il y a, sur la route, un carabinier tous les cent mètres! Agnelli est mieux protégé que le Président de la République! Nous sommes acceuillis par Madame, charmante, qui nous indique que son mari nous attend dans son bureau.

Il est là, magnifique avec son regard bleu, sa crinière blanche. D’emblée, il attaque sur le même ton que lors de notre dernière rencontre: « Vous savez qu’une seule lettre sépare nos deux noms? »

Puis il se tourne vers son secrétaire, celui des photos compromettantes: « Vous connaissez Monsieur Angeli, le plus célèbre des Paparazzi? » Puis il ouvre une bouteille de vin. Après tout est allé très vite: « Cela fait des années que je rachète vos photos pour les enfermer dans un coffre, celles-là (les tirages sont posés sur son bureau en un tas bien ordonné) je ne vais pas les racheter et je vais vous demander de me donner les négatifs. En échange, je vous offre ce que personne n’a obtenu de moi, un reportage ici, avec ma femme et mes enfants. » Pendant qu’il parle, j’observe, soigneusement encadrée et trônant sur son bureau, la photo de lui en train de plonger nu, et je me dis que j’ai à faire à un homme inouï. J’ai donc réalisé ce reportage exclusif d’un seigneur des temps modernes au milieu des siens et gagné à jamais sa confiance.

Quelques mois plus tard, alors que je suis en pleine saison de sports d’hiver, il m’appelle pour me proposer de venir à Saint-Moritz le lendemain et de l’accompagner pour une balade à ski avec sa famille! J’hallucine..

Mais ce n’est peut-être que lui qui parle car il ajoute: « Vous verrez, j’ai repeint mon hélicoptère comme mon bateau. »

Le lendemain après avoir crapahuté, franchi un col assez haut avec mon Range Rover, je suis à l’heure au rendez-vous. Je repère Agnelli sur le tarmac de l’héliport, gare ma voiture, crottée, pleine de neige et de boue, dis bonjour et j’entends alors « l’Avvocato », très sérieux: « Monsieur Angeli, où est donc votre avion? » Puis en direction de sa famille « Vous savez, il a même des sous-marins! »

Ce n’est rien de dire que cet homme m’a fait rêver, frémir, rire et tout à la fois. Il m’a surpris souvent, m’a ému toujours.

Il ne donnait pas de leçon, mais à bien des égards son comportement d’être humain donnait bien une leçon. »

Extrait du livre « Vies Privées » par Bernard Pascuito aux éditions Gründ

Zoom sur les 40 ans de David Bowie

Pour les 40 ans de David Bowie, Daniel Angeli lui a apporté un gâteau sur les pistes de ski de Gstaad.

 

Ce jour-là, David Bowie ne s’attendait pas à la surprise du Paparazzi, il a trouvé ce geste amusant et s’est pris au jeu.

 

ARCHIVES - DAVID BOWIE FETE SES 40 ANS A GSTAAD - 1987
ARCHIVES – DAVID BOWIE FETE SES 40 ANS A GSTAAD

ARCHIVES - DAVID BOWIE FETE SES 40 ANS A GSTAAD - 1987
ARCHIVES – DAVID BOWIE FETE SES 40 ANS A GSTAAD

ARCHIVES - DAVID BOWIE FETE SES 40 ANS A GSTAAD - 1987
ARCHIVES – DAVID BOWIE FETE SES 40 ANS A GSTAAD

ARCHIVES - DAVID BOWIE FETE SES 40 ANS A GSTAAD - 1987
ARCHIVES – DAVID BOWIE FETE SES 40 ANS A GSTAAD

Portofolio de Caroline Cabat

 

Photographe de talent

18581903_292146274567102_7795501393647553435_n

 

Caroline Cabat est une amie proche de Daniel Angeli, nous souhaitons encore la remercier pour son album qu’elle avait réalisé lors de l’inauguration du Fonds de dotation de Daniel Angeli.

Elle a assisté à la soirée mais aussi au making-off, vous pouvez découvrir ces images en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.carolinecabatphotography.com/dotation_daniel_angeli/#30

Nous vous invitons également à vous rendre sur son site pour apprécier son travail.

http://www.carolinecabatphotography.com/

Zoom sur la rencontre avec John Lennon

Textes Bernard Pascuito, Extrait du livre Vies Privées, Edition Gründ

1971 – Festival de Cannes

« Je le retrouve à Cannes où il était venu présenter deux films à la Quinzaine des réalisateurs dans le cadre du festival de Cannes.

Deux ovnis décriés par la critique et le public, mais peu lui importait tant il assumait sa personnalité déjantée.

Il était évidemment accompagné de l’incontournable Yoko Ono. Pas la peine de dire que j’étais le seul à me souvenir de notre première rencontre.

Sans trop y croire, j’avais demandé un rendez-vous photo et je l’avais obtenu comme si c’était la chose la plus naturelle du monde!

Je n’y croyais pas tout à fait, mais au jour dit, Yoko m’ouvrit, avec un grand sourire, la porte de leur suite de l’hôtel Carlton.

« Entrez, John vous attend. »

Rien de plus simple… elle me guide alors vers la salle de bain où nous attendait en effet John, trônant sur le siège des toilettes.

J’étais on ne peut plus gêné, pas lui qui, tout à son affaire, m’offrit tout de même de faire quelques photos.

Je déclinai, rougissant sans doute, ce qui provoquera son hilarité.

Après ça, j’ai pu commencer mon reportage et très vite je me suis senti à l’aise avec lui.

Il était très nature, c’est le moins que l’on puisse dire.

Photos en intérieur, photos en extérieur, avec ou sans Yoko, je ne croyais pas à ma chance.

En quelques heures, nous étions devenus de vieux copains, le tout en baragouinant au moyen de mon mauvais anglais et de ses quelques connaissances de français.

Nous avons passé quelques jours ensemble, comme ça, sans trop nous quitter.

Je les accompagnais dans les magasins où ils faisaient du shopping.

J’ai même accepter de guider John dans un cinéma qui passait des films pornos 24 heures sur 24!

J’étais épuisé et tout cela ne me passionnait pas, alors je m’emdormais dès le début de la séance et il me réveillait à grands coups de coude dès que, sur l’écran, l’action s’emballait.

Le jour où ils sont partis, je les ai accompagnés à l’aéroport. Ils partaient pour Gibraltar: « On va se marier là-bas, si tu viens avec nous, tu pourras faire les photos de notre mariage en exclusivité. »

Nous étions sur le tarmac, je n’avais rien d’autre sur moi que mes appareils, je n’ai pas osé dire oui.

Il se sont envolés, mes regrets sont restés ancrés longtemps.

Pourquoi avoir tourné le dos à cette chance inouïe?

Les paparazzi ne sont pas toujours des aventuriers… »